Audio – Le Symbiote https://lesymbiote.noblogs.org éditions / infokiosque / interventions / causeries Mon, 16 Mar 2020 05:04:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 https://lesymbiote.noblogs.org/files/2015/12/cropped-Symbiote1-32x32.png Audio – Le Symbiote https://lesymbiote.noblogs.org 32 32 « Le sexe de la mondialisation » avec Jules Falquet https://lesymbiote.noblogs.org/le-sexe-de-la-mondialisation-avec-jules-falquet/ Tue, 17 Mar 2020 05:04:16 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2758 Continuer la lecture →]]> Une émission réalisée par Le complot des cagoles à partir d’une conférence de Jules Falquet sur les liens entre mondialisation capitaliste, mouvements migratoires et patriarcat.

Jules Falquet

Jules Falquet n’est pas qu’universitaire, elle est aussi une lesbienne qui voyage beaucoup pour écouter et épauler les femmes de plusieurs continents. C’est de là qu’elle parle quand elle raconte et analyse l’économie mondialisée, les migrations, les conflits armés, les mouvements révolutionnaires, l’ONU ou les groupes féministes autonomes et institutionnels.
Sa pensée décolonisante bouscule ; par exemple quand elle interroge la manière dont l’émancipation (partielle) des femmes du nord se fait grâce l’exploitation des services domestiques fournis par les femmes des pays du sud sans qu’on s’en rende compte – par exemple pour la fabrication de plats cuisinés surgelés ou de bébés prêts à l’emploi- au lieu de passer par un réel partage des tâches hommes/femmes. Ou encore comment la relation de l’occident à ses « orients » est liée à « l’altérisation » de leurs contrats de genre : les hommes de couleurs traitent nécessairement « mal » les femmes de couleur selon les hommes blancs.
Délaissant l’idée que les hommes appauvris se « défouleraient » sur leurs femmes, elle dit que plus le rôle économique et politique des femmes devient important, plus les médias dominants tendent à imposer une image extrêmement réductrice des femmes, les présentent comme des êtres purement frivoles et sexuels.
La recrudescence de la violence contre les femmes n’est pas un dommage collatéral de la mondialisation capitaliste mais un de ses piliers.
Dans cette discussion qui a eu lieu a Marseille, comme dans les ouvrages qu’elle construit seule ou en collectifs, les gros concepts d’anti-capitalisme et anti-patriarcat ont des visages, des mains, des voix et des histoires.

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Pour un féminisme anti-carcéral https://lesymbiote.noblogs.org/pour-un-feminisme-anti-carceral/ Sun, 15 Mar 2020 18:09:48 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2778 Continuer la lecture →]]> Une émission réalisée par Sortir du capitalisme sur le féminisme anti-carcéral et le mouvement pour l’abolition du système pénal.

À contre-courant de l’instrumentalisation sécuritaire et raciste des violences patriarcales et du féminisme carcéral, une critique du système pénal et des prisons dans une perspective féministe intersectionnelle à partir de Pour elles toutes. Femmes contre la prison (Lux, 2019) – avec l’autrice, Gwenola Ricordeau.

« Comprendre comment s’est tissée notre dépendance au système pénal est un travail long et minutieux. Il faut détricoter de ce côté-là pour pouvoir, de l’autre, tisser ensemble féminisme et abolitionnisme pénal. Parce que féministe tant qu’il le faudra et abolitionniste tant qu’il y aura des prisons. »

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Une définition de l’abolitionnisme pénal et carcéral comme visant à une abolition de ces systèmes (et non du travail du sexe) ; Une critique de l’argumentaire du féminisme carcéral en réponse aux violences sexuelles ; Une mise en exergue de l’existence d’une charge matérielle, mentale et émotionnelle des femmes suite à l’emprisonnement ou à la mise sous bracelet électronique de leurs proches ; Une discussion autour des « réformes » au système carcéral, qu’il s’agisse du bracelet électronique ou des luttes des prisonnier-e-s et de leurs proches ; Une analyse du traitement différencié des femmes (notamment pauvres, racisées, trans, lesbiennes et/ou homicides) au sein du système pénal et carcéral ; Une mise en exergue des angles morts du féminisme carcéral et de l’abolitionnisme pénal et carcéral androcentré ; Une critique de « l’innocentisme » comme stratégie abolitionniste ; Un rappel du caractère non-moralisateur de l’abolitionnisme pénal ; Une présentation de la « justice transformative » comme alternative féministe intersectionnelle au système punitif des tribunaux et des prisons et à la « justice réparatrice ».

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La division sexuelle du travail, vulgarisation du texte de Paola Tabet https://lesymbiote.noblogs.org/la-division-sexuelle-du-travail-vulgarisation-du-texte-de-paola-tabet/ Thu, 12 Mar 2020 05:40:27 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2760 Continuer la lecture →]]> Une émission réalisée par Dégenré-e à partir du texte de Paola Tabet : Les mains, les outils et les armes. Paola Tabet est professeure d’anthropologie à l’Université de Calabre en Italie.

C’est un texte de 1979 sur la division sexuelle du travail : pourquoi les hommes et les femmes ne font pas les mêmes travaux ? D’où cela vient-il ? Qu’est ce que ça veut dire ?
L’idée de cette émission est de présenter et de rendre accessible un texte théorique de la manière la plus simple possible…on va parler d’un livre qu’on aime beaucoup : « Les mains, les outils, les armes » de Paola Tabet.
Elle analyse quelles tâches sont effectuées un peu partout dans le monde par les hommes, et quelles tâches sont effectuées par les femmes. Quel est le facteur qui fait que l’une ou l’autre activité va aller à l’un ou l’autre sexe ? Par exemple, est-ce naturel que les femmes ne fassent presque jamais la chasse, ou alors est-ce parce que les armes leur sont interdites ?

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Le texte « Les mains, les outils, les armes » de Paola Tabet est disponible ici.

« (…) c’est dans les formes de contrôle masculin des instruments de production (contrôle qui a pour corollaire le sous-équipement des femmes) qu’il faut chercher les facteurs objectifs, les constantes de la division sexuelle du travail. Ce contrôle apparaît donc comme un des éléments du rapport de classe entre hommes et femmes. »

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Autour des parcours de psychatrisées et autres folies intérieures https://lesymbiote.noblogs.org/autour-des-parcours-de-psychatrisees-et-autres-folies-interieures/ Sat, 07 Mar 2020 16:15:38 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2700 Continuer la lecture →]]> Une émission réalisée par Le Gang des Gazières sur la « folie » et les luttes contre la psychiatrie dans une perspective féministe.

Dans cette émission, on a parlé de folie, mais ce qui est bien c’est que ce sont les folles qui en parlent. On a parlé des mots employés pour parler de folie, de médicaments, d’entraide, d’institutions, d’outils de défense, et d’empowerment, c’est-à-dire de comment reprendre du pouvoir dans des situations trash.

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La discussion thématique commence à la 8ème minute.


Deux brochures évoquées dans l’émission :
Y’a pas viol si c’est une folle
Regagner du pouvoir pendant les « rendez-vous médicament » avec votre psychiatre

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Pour un anarchisme (pro)féministe https://lesymbiote.noblogs.org/pour-un-anarchisme-profeministe/ Tue, 03 Mar 2020 16:47:38 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2660 Continuer la lecture →]]> Une émission d’analyse critique des pratiques et des théories sexistes au sein des milieux anarchistes, et ce dans l’optique d’un anarchisme (pro)féministe – avec Francis Dupuis-Déri. Réalisée par Sortir du capitalisme.

Francis Dupuis-Déri

Avec une critique de l’anarcho-sexisme contemporain comme contradiction (apparente) avec l’idéal anti-autoritaire, comme produit d’une socialisation sexiste des hommes anarchistes, d’un idéal viriliste de l’anarchiste comme guerrier machiste, d’une négation idéologique de son positionnement de dominant au sein des rapports de genre, d’un anti-féministe lutte-de-classiste, d’une volonté masculine d’imposer une absence de critiques internes au nom de « l’unité » anarchiste (qu’ils sapent en réalité avec leur comportement sexiste) et d’une camaraderie virile même en cas d’agression sur une autre camarade ; avec un appel à une déconstruction individuelle et collective des hommes en tant que dominants au sein des rapports de genre, et à cesser d’utiliser des arguments anti-féministes identiques à ceux de l’extrême-droite et des staliniens ; et une évocation des tendances pro-féministes dans l’anarchisme francophone contemporain.
Avec une analyse critique de l’anarcho-sexisme de Proudhon, promoteur d’un socialisme misogyne et polémiste anti-féministe, et son héritage au sein du mouvement ouvrier (exclusion des femmes des syndicats d’artisans, lutte pour une interdiction du travail industriel des femmes, anarchisme patriarcal) ; une brève histoire des débuts de l’anarcha-féminisme, celui d’Emma Goldman, de Victorine de Cleyre et de He-Yin Zhen ; et une discussion autour du pro-féminisme des hommes, ses limites (pro-féminisme toxique) et ses possibilités (déconstruction – désempowerement).

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Autour de « Quand céder n’est pas consentir » de Nicole-Claude Mathieu https://lesymbiote.noblogs.org/autour-de-quand-ceder-nest-pas-consentir-de-nicole-claude-mathieu/ Sun, 09 Feb 2020 18:58:38 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2479 Continuer la lecture →]]> Une émission radio féministe sur le texte de Nicole-Claude Mathieu : « Quand céder n’est pas consentir. Des déterminants matériels et psychiques de la conscience dominée des femmes, et de quelques unes de leurs interprétations en ethnologie. » réalisée par Dégenrée. Un texte majeur de la théorie féministe matérialiste.

Il y a des textes un peu compliqués, longs, difficiles à lire…. mais pourtant tellement riches ! Pour cette émission, on va parler de ce magnifique texte qui met un grand pavé dans la mare aux théories sur le consentement des dominé-e-s à leur oppression. Une émission de vulgarisation (vraiment accessible) de cet essai, qui éclaire de nombreuses choses dans nos vies…

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Le texte intégral de Quand céder n’est pas consentir est disponible en brochure sur infokiosques.net.

« Une femme est-elle violée, ‘elle n’aurait pas dû’ (parler à cet homme, se trouver à cet endroit-là, à cette heure-là, être habillée comme ci ou être habillée comme ça), et surtout elle n’aurait pas dû se laisser faire, en un mot, elle n’aurait pas dû se faire violer… D’ailleurs, si une femme est violée dans des circonstances ‘normales’, par son mari, chez elle, dans sa chambre, eh bien elle n’aurait pas dû — pas dû énerver ce pauvre travailleur ou ce cadre cardiaque, pas dû se plaindre de sa fatigue, des enfants, pas dû ne pas consentir, pas dû résister à ses ‘besoins sexuels’ à lui. Résiste-t-elle, il la viole et/ou la menace et/ou la tue.
Elle n’aurait pas dû. Et d’ailleurs, au fond d’elle-même (quelque part, comme on dit en style néo-lacanien), n’a-t-elle pas consenti ??? »

Ce texte est le Chapitre V du livre L’Anatomie politique. Catégorisations et idéologies du sexe, paru en 1991 et réédité aux éditions iXe.

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Division capitaliste du travail, aux racines des classes, du néo-patriarcat et du néo-colonialisme raciste https://lesymbiote.noblogs.org/division-capitaliste-du-travail-aux-racines-des-classes-du-neo-patriarcat-et-du-neo-colonialisme-raciste/ Sat, 01 Feb 2020 23:38:37 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2107 Continuer la lecture →]]> Une émission de Sortir du capitalisme sur les racines communes du capitalisme, des classes, du néo-patriarcat et du néocolonialisme raciste, pour une théorie critique émancipatrice de toutes les dominations sociales – avec Benoît Bohy-Bunel (théoricien critique, professeur de philosophie).

Une émission avec la division capitaliste du travail comme angle d’attaque d’une théorie critique visant à l’abolition émancipatrice des classes, du néo-patriarcat et du néocolonialisme. Avec une introduction autour de la théorisation chez Marx et chez Lukacs de la division capitaliste du travail, suivie d’une première partie autour de la prolétarisation liée à la rationalisation tayloriste du travail et autour de la division capitaliste de classes. Et avec une deuxième partie autour d’une explication matérialiste du patriarcat et du dualisme de genre, d’une part, et du racisme systémique, d’autre part, avant une conclusion autour de l’idée qu’il faut une convergence des luttes autour d’un projet d’abolition de toutes les formes de dominations sociales (impersonnelle, de classe, patriarcale, raciste).

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Pour une théorie matérialiste du racisme https://lesymbiote.noblogs.org/pour-une-theorie-materialiste-du-racisme/ Wed, 29 Jan 2020 07:34:33 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2103 Continuer la lecture →]]> Une émission de théorisation matérialiste du racisme réalisée par Sortir du capitalisme, au-delà de l’antiracisme essentialiste, antisémite et social-démocrate du PIR et de l’antiracisme idéaliste, moral et parfois anti-musulmans des anti-racialisateurs, des républicains de gauche et des libéraux – avec Zaschia, auteur de plusieurs articles à ce sujet.

Écouter la première partie de l’émission :

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Avec une définition du racisme comme division inégalitaire, matérielle (division du travail capitaliste, statut légal, rapports de force géopolitiques, discriminations, violences policières) et idéologique (relativement autonome des rapports de domination racistes), de l’humanité en des « races » comme construction sociales réellement agissantes ; avec une explication matérialiste de l’origine des « races » non comme réalités biologiques mais comme aboutissement de processus situés de « racisation » politiques, économiques et idéologiques ; avec une comparaison des rapports de classe avec ceux de « race » (contestés dans leur réalité du fait d’un anti-racisme idéaliste, plus complexes du fait d’une multitude de racismes et de processus de racisation), ces derniers étant davantage essentialisants (et excluants, notamment en temps de crise), producteurs de discriminations spécifiques, et pouvant surclasser des hiérarchies de classe (un prolétaire non-racisé étant supérieur dans un contexte colonial à un bourgeois racisé) ; avec une histoire de « la race » comme catégorie émergente à partir du 15ème siècle dans un contexte de conquête catholique de l’Espagne, d’émergence de relations géopolitiques inégales et de colonisation occidentale du monde ; avec une critique des théories du racisme comme hostilité entre des groupes ethniques hétérogènes mis dans un même espace ; avec une présentation des catégories raciales comme mise en ordre inégalitaire (et excluante) des sociétés ; avec un rappel de l’articulation et de l’interpénétration dynamique (avec la frange surexploitée et/ou exclue du prolétariat très souvent racisée) des rapports de domination de race, de classe et de genre (plus ou moins déterminants en fonction des contextes), et du caractère historiquement changeant du racisme ; avec une mise en exergue des similitudes du discours du PIR et de l’anti-racisme républicain d’une part (focalisation sur un niveau politico-juridique comme responsable du racisme, compris comme ensemble de « politiques », et donc comme moyen de mettre fin au racisme, comme soi-disant au sujet de l’antisémitisme à partir de 1945) et des anti-racialisateurs et de l’anti-racisme républicain d’autre part (même discours avec deux concepts « universalistes » interchangeables, celui de prolétariat et celui d’humanité), et même des trois (vision du racisme comme produit d’un petit groupe de gens, qu’il s’agisse du patronat, de l’État colonial blanc et/ou de l’extrême-droite).

Écouter la seconde partie de l’émission :

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Après des extraits sonores de Colette Guillaumin, une présentation des écueils potentiels d’une théorie matérialiste du racisme : le réductionnisme idéaliste (ou sémiologique), qui absolutise « la race » comme un champ séparé du réel et comme principalement un fait de discours ; le réductionnisme économique, qui au contraire déduit « les races » des catégories du capital (« population surnuméraire » ou encore « classe surexploitée ») ; le fonctionnalisme, qui déduit les processus de racialisation par leur fonction/intérêt du point de vue du capital (surexploitation, division des ouvriers), oubliant complètement l’autonomie relative du racisme comme idéologie (partiellement) irrationnelle ; et enfin l’objectivisme intégral, faisant des groupes racisés des objets passifs du racisme, alors qu’il s’agit plutôt d’acteurs d’un rapport de pouvoir antagonique, éventuellement susceptibles de s’abolir en tant que « race » en abolissant le système raciste lui-même.


A lire également  :
Colette Guillaumin – L’idéologie raciste

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Raoul Vaneigem, une critique émancipatrice du capitalisme https://lesymbiote.noblogs.org/raoul-vaneigem-une-critique-emancipatrice-du-capitalisme/ Mon, 27 Jan 2020 19:59:13 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2092 Continuer la lecture →]]> Une émission de Sortir du capitalisme à l’occasion du cinquantenaire de Mai-Juin 1968, une présentation et une discussion critique du Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations (Gallimard, 1967) et de De la grève sauvage à l’autogestion généralisée (UGE 10/18, 1974) de Raoul Vaneigem, et surtout de sa critique du capitalisme et son dépassement révolutionnaire.

Écouter la première partie de l’émission :

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Avec une présentation de son contexte d’écriture (suite à une grève générale en Belgique en 1960-1961) et de parution (révoltes étudiantes en Allemagne et aux Etats-Unis), son auteur (Raoul Vaneigem), son style (littéraire), ses inspirations (Reich, Nietzsche, Marx), son rapport aux surréalistes et aux thèses de Baudrillard et de Lefebvre, son statut de best-seller et d’inspirateur de Mai-Juin 1968, sa critique du marxisme-léninisme, ses références aux révoltes historiques (Russie 1917, Ukraine 1918-1921, Barcelone 1936-1937, Hongrie 1956), son appel à une alliance des ouvriers et des étudiants radicaux, sa critique du travail et de la consommation, et enfin son imaginaire d’un dépassement émancipateur du travail comme activité capitaliste.

Écouter la seconde partie de l’émission :

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Avec une présentation de sa critique des rôles capitalistes, aliénants, séparés de travailleur, d’étudiant, d’adolescent, de père et de consommateur, son anticolonialisme et son anti-patriarcalisme (limité), son appel à un refus subjectif des contraintes capitalistes et à une réinvention épanouissante du quotidien, sa conception d’une révolution comme transformation immédiate des rapports sociaux quotidiens et comme œuvre d’art collective, son dépassement de l’opposition du formalisme assembléiste et du spontanéisme informel, son étrangeté totale au « libéralisme-libertaire » (un concept erroné du sociologue stalinien Michel Clouscard) et sa critique des récupérations publicitaires des désirs révolutionnaires, sa volonté d’un détournement créatif (et non d’une réappropriation) des moyens de production capitaliste, sa critique des limites imposées à un épanouissement subjectif (un « vitalisme » non-normatif, pluriel, existentialiste), et son horizon d’une fédération post-capitaliste (sans Marché, sans État, sans travail-marchandise) des communes et des subjectivités radicales.


Pour aller plus loin :
Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations
De la grève sauvage à l’autogestion généralisée

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L’émergence du capitalisme en Angleterre https://lesymbiote.noblogs.org/lemergence-du-capitalisme-en-angleterre/ Mon, 27 Jan 2020 03:11:13 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2140 Continuer la lecture →]]> Une émission réalisée par Sortir du capitalisme sur l’émergence du capitalisme en Angleterre.

Loin d’être l’aboutissement nécessaire d’une tendance naturelle de l’espèce humaine à faire des échanges, sans être non plus un simple accroissement du commerce, du profit, des villes ou encore des relations monétaires dans toute l’Europe occidentale à partir du Moyen Âge, l’émergence du capitalisme a été un processus spécifique, violent, en rupture avec l’histoire des sociétés humaines. C’est d’abord en Angleterre qu’un tel processus unique a eu lieu, avec son féodalisme particulier, ses expropriations, ses violentes guerres civiles et son imposition généralisée du travail salarié – avec Armand Paris.

Avec une critique de l’historiographie libérale, contre-révolutionnaire et marxiste, et une comparaison de l’économie d’Ancien Régime et du capitalisme anglais et une histoire de l’émergence du capitalisme anglais, des spécificités du féodalisme anglais, des enclosures, de l’essor du capitalisme agraire et des guerres civiles anglaises, à partir de L’origine du capitalisme d’Ellen Meiksins Wood.

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