antitravail – Le Symbiote https://lesymbiote.noblogs.org éditions / infokiosque / interventions / causeries Thu, 20 Feb 2020 14:16:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 https://lesymbiote.noblogs.org/files/2015/12/cropped-Symbiote1-32x32.png antitravail – Le Symbiote https://lesymbiote.noblogs.org 32 32 Hereda : 6 films documentaires DIY (vf / 285min / 2017) https://lesymbiote.noblogs.org/hereda-6-films-documentaires-diy-vf-285min-2017/ Wed, 19 Feb 2020 12:23:48 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2204 Continuer la lecture →]]> Une série documentaire réalisée au milieu des années 2010 tentant de faire un petit panorama du mouvement anarchiste et antiautoritaire autonome en France.

« 6 films qui regroupent des témoignages de vécus collectifs, dont le lien se situe dans les dynamiques anarchistes actuelles. Une histoire d’un an de rencontres où nous avons pu partager nos choix et expériences de luttes, mais aussi nos déceptions. Ça cause de luttes sociales, de féminisme, de luttes trans, d’autonomie, de squat, de punk… »

Hedera – épisode 1 : Croisement de luttes (48min)

En ce qui concerne la première partie, nous présentons différentes manières de lutter et de réagir, en posant des constats de départ, pourquoi des initiatives se mettent en place et en réponse à quoi.
Comment des personnes saisissent la réalité et qu’est ce qu’elles portent politiquement (antifascisme, féminisme, squat, centre social autogéré, mouvement social…).

Ou le télécharger ici (clic-droit > « enregistrer sous »)

Hedera – épisode 2 :Tous ces murs autour de nous​ (39min)

Dans la deuxième partie, nous essayons de creuser certaines luttes et quelques tenants et aboutissants qui les caractérisent : gentrification, frontières et systèmes carcéral; des luttes qui s’enserrent et se mêlent. Nous essayons de comprendre et de voir les liens qui les unissent.
Mais aussi, quels espaces / brèches pouvons nous ouvrir et quels espoirs pouvons nous y insérer.

Ou le télécharger ici (clic-droit > « enregistrer sous »)

Hedera – épisode 3 : Rendre possible nos initiatives​ (50min)

Dans cette partie, il y a l’idée de montrer les choix et l’évolution de différents collectifs.
Les modes d’organisation, les perspectives et les réalités sont différentes mais décrivent des parcours et des fonctionnement qui ont un sens. Ils montrent une adaptation, une envie de s’inscrire dans le temps, d’aller plus loin dans les luttes respectives.

Ou le télécharger ici (clic-droit > « enregistrer sous »)

Hedera – épisode 4 : En longeant les failles​ (51min)

Dans cette quatrième partie, nous partons du collectif qui peut donner des envies et de la force, qui constitue également un socle pour ce que nous vivons au quotidien.
Mais nous sommes aussi dans l’analyse des difficultés et des souffrances qui en découlent, en lien avec les collectifs politiques et la vie à plusieurs.
Au delà des échecs et des doutes, nous essayons de donner aux voix discordantes.

Ou le télécharger ici (clic-droit > « enregistrer sous »)

Hedera – épisode 5 : Pas à pas, pour aller plus loin​ (42min)

Cette partie évoque ce qui consolide et renforce nos luttes. Comment nous avons su créer des outils, des structures, qui nous donnent des moyens, qui renforcent (non-mixité, auto-organisation, modèles anti-autoritaires…)
Et puis, il y a aussi la projection, ce que nous anticipons.
Comment nous pourrions imaginer ce qui nous permet de continuer, de ne pas abandonner, au prix parfois de désaccords et de visibilisation des conflits.

Ou le télécharger ici (clic-droit > « enregistrer sous »)

Hedera – épisode 6 : On va bien finir par se croiser​ (53min)

Parce que nous ne pouvons pas conclure, que nous construisons la suite chaque jour, que nous voulons changer à peu près tout ce qui se trouve autour de nous.
Nous essayons d’exister et de faire exister ce que nous voulons aujourd’hui. Parfois en se sentant seulE, parfois en étant à contre courant. Mais surtout en essayant de nous inspirer, d’apprendre du passé et de développer des liens et de la solidarité, malgré les conflits, les distances et le temps qui passe.

Ou le télécharger ici (clic-droit > « enregistrer sous »)

]]>
Raoul Vaneigem, une critique émancipatrice du capitalisme https://lesymbiote.noblogs.org/raoul-vaneigem-une-critique-emancipatrice-du-capitalisme/ Mon, 27 Jan 2020 19:59:13 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2092 Continuer la lecture →]]> Une émission de Sortir du capitalisme à l’occasion du cinquantenaire de Mai-Juin 1968, une présentation et une discussion critique du Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations (Gallimard, 1967) et de De la grève sauvage à l’autogestion généralisée (UGE 10/18, 1974) de Raoul Vaneigem, et surtout de sa critique du capitalisme et son dépassement révolutionnaire.

Écouter la première partie de l’émission :

ou la télécharger ici (clic-droit > enregistrer sous)

Avec une présentation de son contexte d’écriture (suite à une grève générale en Belgique en 1960-1961) et de parution (révoltes étudiantes en Allemagne et aux Etats-Unis), son auteur (Raoul Vaneigem), son style (littéraire), ses inspirations (Reich, Nietzsche, Marx), son rapport aux surréalistes et aux thèses de Baudrillard et de Lefebvre, son statut de best-seller et d’inspirateur de Mai-Juin 1968, sa critique du marxisme-léninisme, ses références aux révoltes historiques (Russie 1917, Ukraine 1918-1921, Barcelone 1936-1937, Hongrie 1956), son appel à une alliance des ouvriers et des étudiants radicaux, sa critique du travail et de la consommation, et enfin son imaginaire d’un dépassement émancipateur du travail comme activité capitaliste.

Écouter la seconde partie de l’émission :

ou la télécharger ici (clic-droit > enregistrer sous)

Avec une présentation de sa critique des rôles capitalistes, aliénants, séparés de travailleur, d’étudiant, d’adolescent, de père et de consommateur, son anticolonialisme et son anti-patriarcalisme (limité), son appel à un refus subjectif des contraintes capitalistes et à une réinvention épanouissante du quotidien, sa conception d’une révolution comme transformation immédiate des rapports sociaux quotidiens et comme œuvre d’art collective, son dépassement de l’opposition du formalisme assembléiste et du spontanéisme informel, son étrangeté totale au « libéralisme-libertaire » (un concept erroné du sociologue stalinien Michel Clouscard) et sa critique des récupérations publicitaires des désirs révolutionnaires, sa volonté d’un détournement créatif (et non d’une réappropriation) des moyens de production capitaliste, sa critique des limites imposées à un épanouissement subjectif (un « vitalisme » non-normatif, pluriel, existentialiste), et son horizon d’une fédération post-capitaliste (sans Marché, sans État, sans travail-marchandise) des communes et des subjectivités radicales.


Pour aller plus loin :
Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations
De la grève sauvage à l’autogestion généralisée

]]>
Raoul Vaneigem – Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations https://lesymbiote.noblogs.org/raoul-vaneigem-traite-de-savoir-vivre-a-lusage-des-jeunes-generations/ Mon, 27 Jan 2020 19:58:54 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2085 Continuer la lecture →]]> Livre de Raoul Vaneigem paru en 1967 et qui exerçât une grande influence parmi les franges les plus radicales du soulèvement de mai 68 en France et durant les années qui suivirent dans les mouvements révolutionnaires autonomes à travers le monde.

« Le Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations marque l’émergence, au sein d’un monde en déclin, d’une ère radicalement nouvelle.
Au cours accéléré qui emporte depuis peu les êtres et les choses, sa limpidité n’a pas laissé de s’accroître. Je tiens pour contraire à la volonté d’autonomie individuelle le sentiment, nécessairement désespéré, d’être en proie à une conjuration universelle de circonstances hostiles. Le négatif est l’alibi d’une résignation à n’être jamais soi, à ne saisir jamais sa propre richesse de vie.
J’ai préféré fonder sur les désirs une lucidité qui, éclairant à chaque instant le combat du vivant contre la mort, révoque le plus sûrement la logique de dépérissement de la marchandise. Le fléchissement d’un profit tiré de l’exploitation et de la destruction de la nature a déterminé, à la fin du XIXe siècle, le développement d’un néocapitalisme écologique et de nouveaux modes de production. La rentabilité du vivant ne mise plus sur son épuisement mais sur sa reconstruction. La conscience de la vie à créer progresse parce que le sens des choses y contribue. Jamais les désirs, rendus à leur enfance, n’ont disposé en chacun d’une telle puissance de briser ce qui les inverse, les nie, les réifie en objets marchands. Il arrive aujourd’hui ce qu’aucune imagination n’avait osé soutenir : le processus d’alchimie individuelle n’aboutit à rien de moins qu’à la transmutation de l’histoire inhumaine en réalisation de l’humain. »

Raoul Vaneigem

Cliquer sur la couverture pour télécharger le pdf du livre :


Pour aller plus loin :
De la grève sauvage à l’autogestion généralisée
Raoul Vaneigem, une critique émancipatrice du capitalisme

]]>
À bas les restaurants (vf / 54min / 2018) https://lesymbiote.noblogs.org/a-bas-les-restaurants-vf-54min-2018/ Mon, 27 Jan 2020 03:54:58 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=2165 Continuer la lecture →]]> Vidéo réalisée par Guillaume Deloison à partir de la brochure graphique « À bas les restaurants : une critique d’un travailleur de l’industrie de la restauration » de proles.info. Une critique radicale de l’industrie de la restauration et au delà du travail et du capitalisme.

« Y’en a marre ! Ce sera le dernier client chiant. Le dernier connard de gérant. La dernière engueulade avec un collègue. Le dernier plat puant de moules. La dernière fois que tu te brûles ou te coupes parce que tu es dans le speed. La dernière fois que tu te promets que tu donnes ta démission demain et que tu te retrouves à promettre la même chose, deux semaines plus tard. Un restaurant est un endroit misérable. »

« Notre lutte n’est pas contre le geste de couper des légumes, de laver la vaisselle, de verser de la bière ni même de servir de la nourriture à d’autres personnes. Elle est contre la façon dont tous ces actes se rassemblent dans un restaurant, séparés d’autres actes, pour faire partie de l’économie et faire croître le capital. Le point de départ et de fin de ce processus est une société de capitalistes et de personnes obligées de travailler pour eux. Nous voulons une fin à cela. Les luttes des travailleurs de restaurant visent ultimement à créer un monde sans restaurants et sans travailleurs. »

Il s’agit d’une version abrégée du texte d’origine, pour le lire en entier c’est par là :
Brochure originale

]]>
Les résistances au travail dans Barcelone en guerre et en révolution (1936-1939) https://lesymbiote.noblogs.org/les-resistances-au-travail-dans-barcelone-en-guerre-et-en-revolution-1936-1939/ Tue, 07 Jan 2020 11:37:23 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=1929 Continuer la lecture →]]> Une histoire des résistances au travail dans Barcelone en guerre et en révolution (1936-1939) – avec Michael Seidman, historien, auteur à ce sujet d’Ouvriers contre le travail. Barcelone et Paris pendant les Fronts populaires (Senonevero, 2010). Émission de radio réalisé par Sortir du capitalisme.

Avec une présentation de l’ouvrage, de sa nouveauté d’approche et de sa réception, une présentation de l’ampleur et des formes de résistance au travail dans Barcelone en guerre et en révolution (coulage des cadences, absentéisme, maladies simulées, grève des loyers et des impôts), une discussion d’une nouvelle approche de l’émancipation comme libération des contraintes extérieures aux individus (du travail, du loyer, des impôts), une discussion de la contradiction interne de la révolution espagnole (trop modérée pour une sortie du capitalisme, trop radicale pour une victoire militaire), une théorie de l’État comme institution imposant aux individus de se salarier, une démonstration de l’impossibilité de l’autogestion marchande « conseilliste », une comparaison avec l’expérience du Front populaire français (1936-1938), ses coulages de cadences et sa baisse du temps de travail vécue comme « anti-fasciste », et un appel à une prise en compte des résistances au travail contemporaines.

Écouter l’émission en ligne (30 minutes) :

Ou le télécharger ici (clic-droit > télécharger sous)

La livre de Michael Seidman est disponible ici en téléchargement.

]]>
Tintin – Vive la révolution ! https://lesymbiote.noblogs.org/tintin-vive-la-revolution/ Wed, 01 Jan 2020 01:37:57 +0000 https://lesymbiote.noblogs.org/?p=1872 Continuer la lecture →]]> Vive la révolution, en anglais Breaking free, est une œuvre d’agitation révolutionnaire, publiée pour la première fois en 1988. Elle aborde tant la question de l’exploitation que le racisme, le sexisme, l’embourgeoisement des quartiers ouvriers… Une bande-dessinée pour les petits et les grands !

Cliquer sur la couverture pour accéder au fichier pdf du livre :

Tintin n’est plus journaliste, mais chômeur ! Et avec ses camarades, il se bat contre toutes formes de pouvoir, d’autorité et de répression. Il est revenu pour mettre le vieux monde à genoux, dans de nouvelles aventures pleines d’action, de suspens, de joie, de tristesse et d’amour !

]]>
Guerre de Classe https://lesymbiote.noblogs.org/guerre-de-classe/ Wed, 12 Oct 2016 12:23:50 +0000 http://lesymbiote.noblogs.org/?p=912 Continuer la lecture →]]> Lecture et montage sonore réalisée par radio Vosstanie à partir de la brochure du même nom éditée par prole.info.  Une excellente introduction à la question révolutionnaire.

On peut lire ou télécharger la brochure originale sur infokiosques.net.

Télécharger le document (25 min / 24mo)

Nous sommes la classe des travailleurs qui voulons abolir le travail et les classes. Nous sommes la communauté de ceux qui veulent foutre en l’air les communautés existantes. Notre programme politique c’est de détruire la politique. Pour cela, nous devons appuyer les tendances subversives qui existent aujourd’hui, jusqu’à ce qu’elles bouleversent la société de fond en comble. Il y a un temps, c’est ce qu’on appelait la « révolution ».

]]>
Alors c’est qui les casseurs ? (vf / 36min / 2016) https://lesymbiote.noblogs.org/alors-cest-qui-les-casseurs-vf-36min-2016/ Tue, 04 Oct 2016 17:29:49 +0000 http://lesymbiote.noblogs.org/?p=1048 Continuer la lecture →]]> Un court documentaire autour de la lutte contre la « Loi travail » au printemps 2016 en France.

Ces derniers mois, un remarquable vent de contestation s’est levé contre la loi travail.
Face à lui, le gouvernement, ses ministres, son président et sa police, ont fait le choix d’une répression politique et policière, d’un niveau rare et multiplié les coups de force afin d’étouffer le mouvement.
La précarisation, la violence sociale et la manipulation médiatique sont tout autant de symptômes qui traduisent le malaise d’une société où le peuple est stratégiquement muselé.

Ce film porte la voix de ceux qui se révoltent, quels qu’ils soient, et surtout de ceux que l’on n’entend jamais, méprisés par le pouvoir, les médias et le discours dominant.

]]>
De la servitude moderne (vf / 52min / 2009) https://lesymbiote.noblogs.org/de-la-servitude-moderne-vf-52min-2009/ Sat, 24 Sep 2016 22:55:04 +0000 http://lesymbiote.noblogs.org/?p=951 Continuer la lecture →]]> Un film faisant un constat percutant sur la condition humaine actuelle et une critique globale de la société qui la produit.

Télécharger le film en haute qualité.

Présentation sur le site du film.

De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.
L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.
Dans l’immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s’agit d’appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l’essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.
D’aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n’est pas le propos de ce film. Il s’agit ici de faire la critique exacte de la société qu’il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c’est ensemble qu’il faut les construire. Et c’est avant tout dans la pratique qu’elles éclatent au grand jour. Nous n’avons pas besoin d’un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d’action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l’homme providentiel ou l’œuvre qu’il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l’histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l’avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d’eux-mêmes.
Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu’elles sont génératrices d’illusions nous permettant d’accepter notre sordide condition de dominés et qu’elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d’une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d’entre eux se disent révolutionnaires, c’est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu’à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d’un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n’est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d’ambigüité sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l’émancipation de l’humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l’essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.
Les références qui ont inspiré ce travail et plus généralement ma vie sont explicites dans ce film : Diogène de Sinoppe, Étienne de La Boétie, Karl Marx et Guy Debord. Je ne m’en cache pas et ne prétend pas avoir inventé l’électricité. On me reconnaîtra simplement le mérite d’avoir su m’en servir pour m’éclairer. Quand à ceux qui trouveront à redire sur cette œuvre en tant qu’elle ne serait pas assez révolutionnaire ou bien trop radicale ou encore pessimiste n’ont qu’à proposer leur propre vision du monde dans lequel nous vivons. Plus nous serons nombreux à diffuser ces idées et plus la possibilité d’un changement radical pourra émerger.
La crise économique, sociale et politique a révélé la faillite patente du système totalitaire marchand. Une brèche est ouverte. Il s’agit maintenant de s’y engouffrer sans peur mais de manière stratégique. Il faut cependant agir vite car le pouvoir, parfaitement informé sur l’état des lieux de la radicalisation de la contestation, prépare une attaque préventive sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à maintenant. L’urgence des temps nous impose donc l’unité plutôt que la division car ce qui nous rassemble est bien plus profond que ce qui nous sépare. Il est toujours très commode de critiquer ce qui se fait du côté des organisations, des individus ou des différents groupes qui se réclament de la révolution sociale. Mais en réalité, ces critiques participent de la volonté d’immobilisme qui tente de nous convaincre que rien n’est possible. Il ne faut pas se tromper d’ennemis. Les vieilles querelles de chapelle du camp révolutionnaire doivent laisser la place à l’unité d’action de toutes nos forces. Il faut douter de tout, même du doute.
Le texte et le film sont libres de droits, ils peuvent être copiés, diffusés, projetés sans la moindre forme de contrainte. Ils sont par ailleurs totalement gratuits et ne peuvent en aucun cas être vendus ou commercialisés sous quelque forme que ce soit. Il serait en effet pour le moins incohérent de proposer une marchandise qui aurait pour vocation de critiquer l’omniprésence de la marchandise. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.
Ce film qui est diffusé en dehors de tout circuit légal ou commercial ne peut exister que grâce à l’appui de personnes qui en organisent la diffusion ou la projection. Il ne nous appartient pas, il appartient à ceux qui voudront bien s’en saisir pour le jeter dans le feu des combats.

Jean-François Brient et Victor León Fuentes

]]>
Le travail ça ne sert à rien (vf / 6min / 2015) https://lesymbiote.noblogs.org/le-travail-ca-ne-sert-a-rien-vf-6min-2015/ Sun, 13 Mar 2016 10:05:12 +0000 http://lesymbiote.noblogs.org/?p=905 Continuer la lecture →]]> Petite vidéo critique du travail et de la valeur. Une bonne introduction sur le sujet si l’on fait abstraction de la voix synthétique…

un extrait

Faire du pain, bâtir une maison, enseigner, faire pousser des tomates, conduire un bus, soigner des animaux de compagnie, vendre des places de cinéma, écrire un poème, installer des composants électroniques… A première vue, ces activités semblent répondre à une fonction bien précise: combler les besoins d’une société tout en veillant à assurer un revenu à la personne qui s’y emploi.

Et pourtant, nous pouvons affirmer que ces activités ne servent à rien.

Plus précisément, nous pouvons dire qu’à l’heure du règne de la société marchande, ces activités deviennent autre chose que leur fonction première. Cette autre chose fait plus que s’ajouter comme une seconde nature, elle devient la nature même de l’activité. C’est à ce moment que l’activité se transforme en travail et acquiert un statut général dans le procès capitaliste de production de valeur.

Le capitalisme est précisément cette non-société qui emploie les individus à des tâches dont l’objet véritable est autre chose que ce qui apparaît de prime abord.
En clair, le travail ne sert qu’à la production de valeur, catégorie abstraite, un fétiche fabriqué par les hommes mais qui mène sa propre existence autonome sans que quiconque ait prise sur sa logique et son développement.

]]>