Peter Gelderloos – Comment la non violence protège l’État

En démystifiant les figures historiques inexorablement citées par la majorité de ceux qui défendent la non-violence comme un absolu — Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela —, en exposant les réalités complexes derrière leurs accomplissements (souvent réduites à des simplismes mensongers), et en exposant les nombreux problèmes d’éthique qui découlent de l’absolutisation de la non-violence, Gelderloos nous offre ici un ouvrage essentiel qui devrait nous aider à sortir de l’impasse manifeste dans laquelle s’enlisent les mouvements militants.

Loin de faire l’apologie d’une violence irraisonnée, ce livre déboulonne l’argumentaire fallacieux de ceux qui affirment que la non-violence est la seule méthode acceptable de lutte face à la violence du capitalisme et de l’État.

Cliquer sur la couverture pour accéder au pdf du livre :Sommaire :

  • Ebauche d’avant-propos pour une édition en français
  • Introduction
  • Chapitre 1 : La non-violence est inefficace
  • Chapitre 2 : La non-violence est raciste
  • Chapitre 3 : La non-violence est étatiste
  • Chapitre 4 : La non-violence est patriarcale
  • Chapitre 5 : La non-violence est tactiquement et stratégiquement inférieure
  • Chapitre 6 : La non-violence est illusoire
  • Chapitre 7 : L’alternative : Possibilités pour un activisme révolutionnaire

Une interview de Peter Gelderloos (sous-titrée en français) sur le livre :

Histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968

Une émission sur l’histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968 réalisé par Sortir du capitalisme – avec Michelle Zancarini-Fournel.

Marche internationale des femmes de la place de la République à la place de la Nation a Paris le 20 Novembre 1971 en faveur de la légalisation de l’avortement.

Écouter l’émission :

ou la télécharger ici (clic-droit > enregistrer sous)

Avec une brève présentation de Les luttes et les rêves et une explication du concept d’ « années 1968 » (1962-1981) ; avec une histoire des micro-insubordinations des femmes des années 1960 (utilisation de moyens contraceptifs – alors illégale – fournie par des plannings familiaux, et annonce d’une « guerre des sexes » par des femmes scientifiques) malgré le conservatisme du PCF et de l’Église catholique et un maintien de normes de genre contraignantes ; avec une histoire de l’essor des réflexions féministes au cours des années 1960 ; avec une critique féministe du « baby-boom » comme procréation forcée ; avec une genèse historique du MLF à partir de 1968, du FMA (« Féminin-Masculin-Avenir » devenu « Féminisme-Marxisme-Action » en 1969) et du sexisme des hommes gauchistes ; avec une évocation des grèves des femmes des années 68 pour des salaires égaux aux hommes et contre leurs conditions de travail (notamment en termes de harcèlement sexuel), et qui en même temps déstabilisent les rapports de genre (jusqu’à des volontés de non-mixité) ; avec une histoire du MLF (au prisme de ses connections transatlantiques) et du MLAC, jusqu’à leur éclatement respectif ; avec une histoire des féminismes provinciaux ; avec une histoire des tensions entre tendances du MLF et entre féministes hétérosexuelles et lesbiennes ; une mise en lumière des féministes racisées ; avec une discussion critique des thèses de Françoise Vergès dans Le ventre des femmes ; et enfin une conclusion au sujet des héritages et des ruptures des féminismes contemporains vis-à-vis de ceux des années 68 en termes de (non)mixité.

Écoutez May Picqueray (vf / 70min / 1984)

Documentaire de Bernard Baissat sur May Picqueray, militante anarchiste, syndicaliste, antimilitariste et pour la contraception et l’avortement libre, née en 1898. A travers une série d’entretiens, elle y raconte sa vie mouvementée dans un XXe siècle qui ne le fut pas moins. Elle y croisera des noms restés célèbres chez les anarchistes tels que Sébastien Faure, Louis Lecoin, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexander Berkman, Marius Jacob, Durruti…
En 1921 afin de protester contre la condamnation à mort de Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, elle enverra un colis piège à l’ambassade des USA ; à Moscou en 1922 elle tiendra tête à Lénine et Trotski et parvient à faire libérer des militants anarchistes ; elle participera à la fabrication de faux papiers pendant l’occupation allemande ; elle sera la fondatrice du journal Le Réfractaire, journal antimilitariste et libertaire… Une vie entière de combat pour l’émancipation humaine qui ne prendra fin qu’avec son décès en 1983.

En deux parties :

« On dit et on écrit que la guerre est la seule solution pour résoudre les crises. Elle permet de liquider les stocks d’armement, de matières premières, et aussi le stock de matériel humain rejeté du travail. Quelle honte ! Quelle infamie ! »

May Picqueray, May la réfractaire


Vous pouvez également télécharger sur le site May la réfractaire, l’autobiographie de May Picqueray.

Tintin – Vive la révolution !

Vive la révolution, en anglais Breaking free, est une œuvre d’agitation révolutionnaire, publiée pour la première fois en 1988. Elle aborde tant la question de l’exploitation que le racisme, le sexisme, l’embourgeoisement des quartiers ouvriers… Une bande-dessinée pour les petits et les grands !

Cliquer sur la couverture pour accéder au fichier pdf du livre :

Tintin n’est plus journaliste, mais chômeur ! Et avec ses camarades, il se bat contre toutes formes de pouvoir, d’autorité et de répression. Il est revenu pour mettre le vieux monde à genoux, dans de nouvelles aventures pleines d’action, de suspens, de joie, de tristesse et d’amour !