Carlo Cafiero – Abrégé du « Capital » de Karl Marx

Cet abrégé de 1878 nous livre l’essentiel de l’analyse faite par Karl Marx dans le Livre I du Capital, du régime capitaliste – « où ce ne sont pas les moyens de production qui sont au service du travailleur, mais bien le travailleur qui se trouve au service des moyens de production ».
Destiné à un public populaire, écrit dans un style débarrassé de l’appareil scientifique qui rend parfois ardue l’oeuvre originale, ce résumé a été approuvé par Marx lui-même.
L’auteur, Carlo Cafiero, communiste libertaire italien, n’était pas un disciple du théoricien allemand, auquel il s’était opposé lors de la scission de la 1ère internationale en 1872.
L’avant-propos de James Guillaume nous rappelle le parcours de Carlo Cafiero et les tendances qui s’affrontèrent alors au sein du mouvement ouvrier.

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Une lecture complète du livre (divisée en plusieurs parties) :


On peut également lire Anarchie et communisme, un court texte dans lequel Cafiero expose ses propres idées.

Piotr Kropotkine – La Conquête du Pain

Dans ce livre publié en 1892, Kropotkine tente de décrire le fonctionnement économique d’une société fondé sur l’entraide, le groupement libre et le fédéralisme : le communisme anarchiste. Loin de se contenter d’un exercice d’imagination stérile, il fait l’inventaire des obstacles qui se dressent devant la réalisation d’une telle transformation sociale et y apporte des solutions pratiques. Bien qu’écrit il y a plus d’un siècle et que certaines situations décrites ne soient guère transposables aujourd’hui, c’est un livre majeur à lire pour qui veut comprendre ce que pourrait être une société libertaire et égalitaire.

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« Il est évident, comme l’avait déjà dit Proudhon, que la moindre atteinte à la propriété apportera la désorganisation complète de tout le régime basé sur l’entreprise privée et le salariat. La société elle-même sera forcée de prendre en mains la production dans son ensemble et de la réorganiser selon les besoins de l’ensemble de la population. Mais comme cette réorganisation n’est pas possible en un jour ni en un mois ; comme elle demandera une certaine période d’adaptation, pendant laquelle des millions d’hommes seront privés de moyens d’existence, — que fera-t-on ?
Dans ces conditions il n’y a qu’une seule solution vraiment pratique. C’est de reconnaître l’immensité de la tâche qui s’impose et, au lieu de chercher à replâtrer une situation que l’on aura soi-même rendue impossible, — procéder à la réorganisation de la production selon les principes nouveaux. »

 

Alexandre Skirda – Autonomie individuelle et force collective

Un livre retraçant l’histoire du mouvement anarchiste et ses formes d’organisation.

Dans cet ouvrage sous-titré Les anarchistes et l’organisation de Proudhon à nos jours, Alexandre Skirda présente les formes d’organisation qu’ont adoptées, dans des circonstances et avec des objectifs différents, les militants révolutionnaires se réclamant de l’anarchisme
On verra donc dans ce livre comment les anarchistes-communistes, ou communistes libertaires, ont cherché à transcrire leurs conceptions dans les luttes sociales et politiques, depuis la 1e Internationale – l’Association internationale des travailleurs – jusqu’aux années qui suivirent mai 68.

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Le livre est disponible auprès des éditions Spartacus.

Lecture partielle du livre mise en vidéo par Guillaume Deloison :

Kropotkine – le salariat (vf / 25min / 1889-2016)

Lecture (avec quelques ellipses) et illustration du texte de 1889 du théoricien anarchiste Kropotkine.

Kropotkine nous livre ici, avec la clarté qui caractérise son style, une critique radicale du système salarial en démontrant que quelque soit la forme qu’il revêt celui-ci reste profondément inégalitaire. Toujours d’actualité!

Le texte intégral est lisible ici.

Yves Bonnardel – « Le concept de nature : une construction idéologique ? » (vf / 92min / 2016)

Conférence d’Yves Bonnardel autour du concept de « Nature » et de ses usages politiques.

Dans nos sociétés, ce qui est réputé « naturel » est perçu comme bon, normal et souhaitable et cette idée se substitue aux questionnements moraux. Pourtant, l’idée qu’il existerait une « nature des choses », relève de la croyance. Qu’impliquerait un retour à la réflexion éthique et à l’analyse politique dans les domaines dits du personnel, de la politique, de la bioéthique, des mœurs, et même de « l’environnement » ?


Pour aller plus loin, on peut également lire les deux textes suivants d’Yves Bonnardel :
De l’appropriation… à l’idée de Nature
En finir avec l’idée de Nature, renouer avec l’éthique et la politique

Ainsi que ces deux livres de Colette Guillaumin disponibles en téléchargement :
Sexe, Race et Pratique du pouvoir – L’idée de Nature
L’idéologie raciste